En passant par Auchan: Gravelingen

En passant par Auchan... (II)
door Francis De Smet.

Gravelines (= Gravelingen) se situe à l’ouest de Duinkerken et à 15 km d’Auchan. Vous continuez la A16 et puis vous prenez la D11. C’est encore une de ces fameuses Barrièresteden que Louis XIV nous a données.

La fois précédente, je vous avais parlé de St.-Winnoksbergen (Bergues) et je dois dire que les deux villes se ressemblent. J’en ai parlé à un Français de la région qui m´a dit que la ville de Bergues est plus morte, ce qui veut dire que c’est une ville qui s’est encore plus enfoncée dans son passé que Gravelines.
Gravelines se trouve à cinq kilomètres de la côte, et comme elle est située non loin d’une grande ville portuaire, elle attire plus de touristes. En particulier des Anglais de Calais, bien sûr des Flamands, mais horreur... aussi des Néerlandais qui ne semblent pas dépenser beaucoup à y croire les commerçants Français.
La ville a reçu ses fortifications de Vauban en 1659, après qu’elle fut détruite par l’explosion d’une poudrière au centre ville. Phénomène non rare à cette époque. Quelques maisons nous rappellent la garnison du dix-huitième siècle, comme la maison des officiers à l’entrée de la ville.
On remonte la ville et on s’aperçoit que le fameux restaurant Le Turbot est fermé le jeudi... On gare sa voiture sur la Grand Place avec son petit Beffroi, sa maison municipale de style classique et de l’autre côté je m’aventure dans la forteresse d’où on a une vue jusqu’à la mer.
Entre-temps, Hélène est entrée à l’hôtel du Beffroi où elle commande une Hommel au fût. Malheureusement, le fût de la Kapittel (brune) est vide depuis hier. On est heureux de boire de la bonne bière flamande, car la Pelforth ne ressemble pas à grande chose. On se rend compte qu’on est dans le Bar des Islandais, ce qui nous rappelle la fraternité avec les pêcheurs d’Islande Ostendais, qui maintenant n’existent plus depuis quelques années (1995), par manque de bâteaux inscrits.
On nous demande la route pour Bruges... C’est facile: toujours direction d’Ostende et puis bifurquer à droite direction Bruxelles, une petite heure de voiture. On poursuit notre route et on voit dans les cafés la publicité d’un Witte de Whiecksy’s.

Nous voilà enfin devant l’office du tourisme avec à côté le petit restaurant La Symphonie. On boit un délicieux Chateaux de Segonnes 1992, superbe Margaux qui n’est pas à la carte, mais pour la bière on doit se contenter d’une simple 1664 Kronenbourg.
La patronne s’explique; elle n’a pas assez de débit pour avoir une cave à bières. Le saumon fumé vient de la maison Dutrillot, sauricerie des environs et la viande de boeuf est originaire du Charolais. On signe le livre des hôtes.

Nous voila reparti par la D218 et ensuite la E40 en direction d’Ostende.
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(Francis De Smet, texte corrigé par notre envoyé spécial en France: Emannuel G.).